Lagos a donné le coup d’envoi, ce lundi 16 février, de la saison Miss Nigeria 2026. Mais cette année, plus qu’un simple lancement, c’est une véritable déclaration d’intention. Sur le tapis rouge de la “Beauty & Fashion Fair”, le message était limpide : la Miss nouvelle génération sera l’égérie d’une mode locale en pleine affirmation.
Organisé en collaboration avec le prestigieux concours Daily Times Young Designer of the Year, l’événement ancre définitivement l’élection dans une dynamique d’incubateur de talents. Ici, la couronne ne se dissocie plus de la création. Elle la propulse.
La beauté comme plateforme créative
Sous le thème manifeste “She is Made of More”, cette édition 2026 redéfinit les contours du concours. La future Miss ne sera pas seulement jugée sur son élégance ou son éloquence, mais sur sa capacité à incarner une économie créative en mouvement. Une femme-média, une femme-plateforme.
Pour les jeunes créateurs nigérians, l’enjeu est colossal. Participer à cet événement, c’est accéder instantanément à une audience de plusieurs millions de followers, capter l’attention des acheteurs, stylistes et médias internationaux, et inscrire son nom dans la conversation globale. Dans un pays où la mode s’impose comme l’un des moteurs les plus dynamiques des industries culturelles, cette visibilité équivaut à un véritable accélérateur de carrière.
Un laboratoire de style 100 % nigérian
Sur le tapis rouge, les silhouettes attendues annoncent déjà la couleur : architectures textiles en Aso Oke, volumes sculpturaux, réinterprétations contemporaines du perlage Edo, hybridations entre savoir-faire ancestral et coupes ultra-modernes. La tradition n’est plus figée, elle devient matière à expérimentation.
À l’image de Eko Hotels & Suites, lieu emblématique qui accueillera la “Beauty and Fashion Fair” les 22 et 23 mars 2026, l’événement assume son ambition internationale. Lagos ne se contente plus d’être un épicentre africain ; la ville s’impose comme une capitale créative qui dialogue avec Londres, Paris ou New York.

Une nouvelle ère pour la scène africaine
Ce que l’on adore ? Que Miss Nigeria 2026 ne cherche pas seulement une reine, mais une ambassadrice de l’économie créative. Une figure capable de faire rayonner la mode, l’artisanat, la culture et l’entrepreneuriat nigérians au-delà des frontières.
Dans un contexte où la scène africaine revendique enfin sa place sur l’échiquier mondial, cette évolution semble évidente. La beauté devient stratégie culturelle. La couronne, un levier économique. Et la mode, un langage diplomatique.
Rendez-vous à Lagos, les 22 et 23 mars, pour observer cette nouvelle génération qui prouve que, plus que jamais, she is made of more.
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