À première vue, la scène peut surprendre : Kendall Jenner et Hailey Bieber, allongées sur un canapé, perfusées à une poche transparente remplie de vitamines. Pas dans un hôpital, mais dans un cadre presque intime, entre amies, comme un rituel bien-être.
Cette image, devenue virale, a contribué à propulser l’IV Drip au rang de tendance mondiale.
L’IV Drip, ou thérapie par perfusion intraveineuse, consiste à injecter directement dans le sang un mélange de vitamines, minéraux et antioxydants.
Adoptée par de nombreuses célébrités, dont Kendall Jenner et Hailey Bieber, cette pratique s’est imposée comme un rituel wellness nouvelle génération.
Dans un épisode de The Kardashians, les deux amies se prêtent à une séance de NAD+ – une molécule associée à l’énergie cellulaire et à l’anti-âge, allant jusqu’à qualifier ce soin de routine quasi indispensable.
D’autres figures comme Rihanna, Gwyneth Paltrow ou Adele ont également contribué à démocratiser ces perfusions, autrefois strictement médicales. Ce qui était un protocole hospitalier est devenu un symbole de performance, de récupération rapide… et de luxe.
Une arrivée récente mais bien réelle en France
Contrairement à une idée reçue, l’IV Drip n’est pas seulement une tendance américaine. Il est désormais présent en France, notamment à Paris et sur la Côte d’Azur, via des services mobiles haut de gamme ou des cliniques spécialisées.
Certaines structures proposent même des perfusions à domicile, en hôtel ou en villa, sous supervision médicale stricte.
Les offres incluent :
- des “energy boost” pour lutter contre la fatigue
- des “beauty drips” pour la peau
- des cures anti-jet lag ou anti-stress
- des protocoles NAD+ orientés longévité
Le positionnement est clair : une médecine de confort, personnalisée, souvent coûteuse, destinée à une clientèle exigeante.

Un phénomène encore discret en Afrique
À ce jour, je ne trouve pas de preuve solide d’une implantation structurée et visible de l’IV Drip en Afrique (au sens de marché organisé ou répandu).
Cela ne signifie pas qu’il n’existe pas du tout, mais plutôt :
- qu’il reste marginal
- peu documenté
- et probablement réservé à des cercles très privés ou à l’étranger
Autrement dit, la tendance n’est pas encore installée sur le continent comme elle l’est aux États-Unis, à Dubaï ou en Europe.
Et si le prochain marché était africain ?
La vraie question devient alors stratégique. L’élite urbaine du continent serait-elle prête à adopter cette pratique ? Ou même à voyager pour y accéder ?
Car tout est déjà aligné :
- une montée du bien-être premium
- une culture croissante du self-care
- une clientèle internationale mobile (Paris, Dubaï, Londres)
- une recherche d’optimisation physique et mentale
Dans ce contexte, l’IV Drip pourrait devenir non pas un soin médical, mais un rituel de performance et d’image.
Entre fascination et prudence
Mais derrière l’esthétique et les promesses, les experts restent mesurés.
Si l’absorption est effectivement rapide et quasi totale, les bénéfices restent variables et les preuves scientifiques encore limitées pour certains usages, notamment en beauté ou anti-âge.
L’IV Drip reste un acte médical :
- il nécessite un encadrement strict
- une évaluation préalable
- et une personnalisation des doses
Même Kendall Jenner a été hospitalisée après une réaction à un cocktail vitaminé, rappelant que ce “soin de luxe” n’est pas anodin.
Au fond, l’IV Drip dépasse la simple tendance, il raconte une époque obsédée par :
- la performance
- la rapidité
- le résultat immédiat
Boire de l’eau, manger sainement, dormir… ne suffisent plus. On veut optimiser, accélérer, injecter directement.
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