Les réseaux de surveillance aéro biologiques africains opèrent pour une vulgarisation de leur l’impact climatique, suite aux résolutions de la COP24 pour l’environnement. Dans ce cadre, l’Afrique du Sud, l’Algérie et la Côte d’Ivoire demeurent les pays phares dans ce domaine, bien que d’autres pays soient en développement sur le traitement de ces données. Le contenu pollinique africain en évolution, génère une hausse de réactions de la population durant le printemps.
Chaque année le calendrier ne manque pas à ses obligations et le temps de l’éclosion fait son grand retour, en manifestant toute sa puissance . Les hibiscus embrassent les allées, les bourgeons font la course vers le soleil et les abeilles reprennent leur travail. Malgré la chamade palpitante de la saison des amours, cette interlude pré estivale peut se transformer en réelle souffrance pour tous ceux qui souffrent d’allergie au pollen. Plus de 25% de la population mondiale manifeste une sensibilité aux allergies concernées par la rhinite. Les symptômes peuvent être plus ou moins prononcés. Le pollen émis par les végétaux en période de reproduction est donc perceptible en quantité variable en fonction de l’écosystème et des conditions météorologiques.
On peut distinguer deux types principaux de pollens :
- les pollens entomophiles (du grec entomon = insecte) sont transportés de fleur en fleur par des insectes comme les abeilles ;
- les pollens anémophiles (du grec anemos = vent) sont dispersés par le vent.

Les symptômes plus courants
Réactions Allergiques :
- Irritation et écoulement nasal
- Congestion des sinus
- Yeux anglées, rougeurs, larmes
- Problèmes respiratoires et éternuements répétitifs
De nombreuses plantes africaines ou dites tropicales, peuvent venir en aide face à ces moments de crises d’allergies. Tout en n’excluant pas le besoin de consulter un médecin afin de définir un diagnostic sur mesure. Néanmoins le sol africain, riche de ses propriétés, a toujours offert la possibilité de puiser dans ses ressources. Et ce afin d’y trouver des remèdes grâce à la variété de son environnement, en proposant des options naturelles anti-allergènes ou décongestionnantes. Astuces souvent transmises par nos mamans.
Les remèdes des femmes
La graine de Nigelle ou Cumin noir
Originaire de l’Egypte ancienne, est nommée la “ graine bénie” déjà sous règne de Néfertiti. De nos jours, les résultats de l’étude du « Journal of Ethnopharmacology » ont indiqué qu’une supplémentation en huile de nigelle entraînait une réduction significative des symptômes, tels que l’obstruction nasale et les éternuements. Le corps scientifique a annoncé que la nigelle pouvait avoir des effets antiallergiques.
Le Kinkeliba
Arbuste que l’on retrouve en Afrique l’Ouest , très utilisé au quotidien avant ou après les repas, il est aussi connu sous le nom de “tisane de longue vie”. Il est reconnu pour ses propriétés anti-oxydantes, diurétiques. Grâce à ses effets anti-inflammatoires, on l’utilise en tant que solution antiseptique, antispasmodique et vasodilatateur.


Euphorbia
Elle fait partie des mauvaises herbes miracle qui parsèment les sols du Bénin, du Cameroun ou encore l’Amérique du Sud. Sa réputation lui vaut les surnoms “d’herbe aux serpents” ,ou “d’herbe à asthme”. Son utilisation en phytothérapie est requise pour ses vertus anti- inflammatoires, antibactériennes et antispasmodique, ainsi que pour apaiser les problèmes respiratoires, soutenir le système immunitaire , diminuer les troubles digestifs.
Il est vrai que les plantes les plus connues dans les remèdes populaires sont le thym, la camomille, ou encore le bleuet, et très peu sont les spécialistes africains.nes, ayant ce “savoir-vert” . De plus en plus, la jeunesse s’intéresse à ces méthodes préventives , sachant que le domaine de la santé est un enjeu crucial pour les métiers d’avenir du continent mère. Et si l’on commençait déjà par mieux s’équiper à l’arrivée des rayons printaniers ?
NB: toute utilisation et posologie de ces plantes doit être accompagnée du conseil d’un spécialiste professionnel naturopathe, phytothérapeute et/ou d’un médecin généraliste afin de définir le traitement qui vous correspond le mieux. Attention aux femmes enceintes.
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