C’est un mythe de penser que les peaux noires n’ont pas besoin de protection solaire.
Pendant longtemps, on nous a répété, parfois même avec assurance, que les peaux noires étaient “naturellement protégées” du soleil et que le SPF, c’était une affaire de peaux claires. Résultat? Des générations entières de femmes africaines ont grandi sans intégrer la protection solaire dans leur routine et il est temps de remettre les choses dans leur contexte.
Les peaux noires contiennent plus de mélanine, et cette mélanine offre une protection naturelle partielle contre les UVB, responsables des maladies de la peau. L’équivalent approximatif d’un SPF 13. Ce qui est loin d’être suffisant sous le soleil intense d’Afrique subsaharienne, où l’indice UV est élevé toute l’année. En plus, notre mélanine nous protège encore moins contre les UVA, responsables du vieillissement cutané, des taches pigmentaires et de la perte d’élasticité.
Hyperpigmentation, l’ennemie silencieuse
Si le cancer de la peau est peut-être moins fréquent chez les phototypes foncés, les troubles pigmentaires, eux, sont extrêmement répandus. Mélasma, Taches post-acné, Hyperpigmentation. Et ces affections qui touchent massivement les peaux noires, sont aggravées par le soleil. Le paradoxe, c’est qu’on investit dans des skincares coûteuses mais sans protection solaire quotidienne, nous n’obtenons aucun résultat satisfaisant. Ce qui finit par nous frustrer parce que l’on l’impression d’avoir tout essayé.
Et si le vrai problème était que l’on a hérité d’un marketing occidental ?
Pendant des décennies, les campagnes solaires ont montré des peaux blanches sur des plages européennes qui s’enduisaient de protection solaire, mais rarement des peaux noires qui en faisaient de même. Finalement, nous ne nous sommes pas sentis concernés car cela ne semblait pas nous être spécialement adressé. Pourtant à Dakar, Nairobi ou encore à Accra, l’exposition est quotidienne. Marche en ville, conduite sans vitres teintées, terrasse en plein midi, événements en extérieur,etc.
Il y a également un fait qu’on semble occulter : de plus en plus de femmes noires essaient tant bien que mal d’intégrer la protection solaire à leur routine mais sont freinées pour une raison simple. Ce voile blanc visible qu’elle laisse. Mais également la difficulté à trouver la protection avec la meilleure texture et le meilleur fini en fonction de son type de peau.
Aujourd’hui, il n’y a plus d’excuses. Les nouvelles générations de filtres (organiques et hybrides) permettent des textures invisibles, adaptées aux carnations même les plus foncées. Et cela reste une innovation majeure. C’est aussi et surtout un allié et un gain de temps considérable. L’adopter c’est apprendre à comprendre, respecter et protéger sa peau.
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