Après plusieurs mois de compétition, Best of the Best s’est achevé le 26 septembre à Kinshasa avec la victoire d’El Dan Dorado. Entre reprises, gospel, compositions originales et travail scénique, les candidats ont eu quelques semaines pour montrer leur voix, mais surtout ce qu’ils pouvaient en faire. Retour sur la neuvième édition du concours musical congolais.
Ils étaient encore six à pouvoir l’emporter le 26 septembre dernier. El Dan Dorado, Sephora Shimba, Gabriella Kim-G, Corine Lithium, Cortezy Chante et Ron Malango se sont retrouvés au Centre Culturel de Kinshasa pour le dernier rendez-vous de Best of the Best Révolution 2026.
Quelques heures plus tard, un nom restait. El Dan Dorado, candidat venu de la province de l’Ituri, remportait la neuvième édition du concours. Cette finale venait clore plusieurs mois durant lesquels les candidats avaient été confrontés à des registres et des exercices très différents. Car si la voix restait évidemment au centre de Best of the Best, la saison a progressivement élargi le terrain de jeu. Il a fallu interpréter, écrire, travailler à plusieurs, défendre un propos, préparer une prestation dans son ensemble et apprendre à se présenter face au public et aux professionnels.



Changer de registre d’une semaine à l’autre
À mesure que la compétition avançait, les candidats ont dû sortir de ce qu’ils maîtrisaient déjà.
Le sixième Prime, le 21 août, leur demandait par exemple de choisir une cause et de la défendre en musique. Les sonorités urbaines servaient de point de départ à un exercice très concret. Il fallait trouver quelque chose à dire et réussir à le faire entendre sur scène.
La semaine suivante, changement d’ambiance. Le gospel était à l’honneur avec Lord Lombo et Fiston Mbuyi. Cette fois, les candidats ne pouvaient plus penser uniquement à leur propre prestation. Le travail en chœur imposait d’écouter les autres, de trouver les bonnes harmonies et de faire fonctionner plusieurs voix ensemble. Quelques semaines plus tard, le neuvième Prime leur demandait encore autre chose. Le 11 septembre, ils ont interprété leurs propres chansons.
L’exercice arrivait à un moment intéressant de la compétition. Après des semaines à reprendre des titres et à répondre aux consignes des primes, les candidats devaient enfin arriver avec leurs mots et leur musique. Une façon beaucoup plus directe de découvrir ce qu’ils avaient réellement à proposer.
C’est aussi ce qui a donné son rythme à la saison. On pouvait être à l’aise dans un registre et beaucoup moins dans le suivant. Une voix pouvait impressionner sans que la prestation fonctionne entièrement. Et au fil des émissions, la question n’était plus seulement de savoir qui chantait le mieux.


Le métier derrière la scène
Autour des candidats, plusieurs artistes et professionnels ont apporté leur expérience au programme.
Fally Ipupa a accompagné cette édition en tant que parrain. Gaz Mawete et Galy Garvey ont, eux, suivi les candidats comme mentors, avec une particularité qui donnait du sens à leur présence. Avant leurs carrières respectives, ils étaient eux-mêmes passés par Best of the Best.
Charlotte Dipanda a pris place au sein du jury et Laeticia Kandolo s’est attachée à l’image et à la présence scénique des candidats. Deux dimensions qui prennent vite de l’importance lorsqu’un jeune chanteur passe de la répétition au plateau.
Juliette Fievet est également intervenue au cours de la saison. La journaliste et animatrice de Légendes Urbaines a travaillé avec les candidats sur leur façon de parler d’eux-mêmes, de leur musique et de leurs projets. Un exercice moins proche de la prestation sur scène, mais auquel un artiste se retrouve très vite confronté. Car le métier ne commence ni ne s’arrête au micro. Il faut aussi savoir défendre un morceau, donner une interview, comprendre son image, travailler avec une équipe et expliquer où l’on veut aller. Best of the Best a essayé cette année d’intégrer ces réalités à la compétition.
Six candidats, une dernière soirée
Le 26 septembre, il ne restait donc plus beaucoup de temps pour apprendre. Face au jury composé de Charlotte Dipanda, Laeticia Kandolo et du pasteur Yannick Tumba, les six finalistes ont livré leurs dernières prestations. Fally Ipupa et Juliette Fievet étaient également présents pour la finale, tout comme Gaz Mawete et Galy Garvey, qui avaient accompagné les candidats pendant la compétition.
Au terme de la soirée, El Dan Dorado a été sacré vainqueur de Best of the Best Révolution 2026.
La victoire a refermé la compétition, pas le parcours de ceux qui y ont participé.
C’est peut-être là que commence la partie la plus intéressante. Une émission peut offrir une scène, des conseils, une exposition et quelques semaines pour essayer, se tromper et recommencer. Elle ne peut pas décider de ce qui vient ensuite.
Pour El Dan Dorado comme pour les autres candidats de cette édition, il faudra désormais passer des primes à leurs propres projets, trouver leur public et faire vivre leur musique en dehors du cadre de Best of the Best. La saison est terminée. À eux, maintenant, d’écrire la suite.
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