On l’a vue dans The Underground Railroad, puis dans The Woman King, sans forcément retenir son nom. Pourtant, Sheila Atim fait partie des actrices que l’on remarque immédiatement, et dont la trajectoire mérite qu’on s’y attarde.
Sheila Atim est née au Royaume-Uni dans une famille d’origine ougandaise. Avant d’arriver au cinéma, elle s’est d’abord imposée au théâtre. En 2018, elle remporte un Laurence Olivier Award pour Girl from the North Country, une distinction majeure au Royaume-Uni. C’est ce prix qui la fait passer d’un circuit très théâtre à des projets plus visibles.
Des rôles marquants
Le grand public la découvre vraiment avec The Underground Railroad, la série de Barry Jenkins. Elle y apparaît dans un rôle court, mais suffisamment marquant pour qu’on la remarque. Dans The Woman King, elle incarne Amenza, une générale du Dahomey. Face à Viola Davis, elle ne cherche pas à rivaliser. Elle tient sa place autrement. Dans plusieurs scènes, elle parle peu, mais capte l’attention par sa seule présence.

Sa filmographie reste limitée pour l’instant, mais elle s’inscrit dans des projets très identifiés. On la retrouve aussi dans des productions britanniques comme The Pale Horse (BBC / Amazon), adaptation d’Agatha Christie. En parallèle, elle continue de travailler au théâtre et développe ses propres projets, notamment dans l’écriture et la musique; elle est aussi compositrice.
Si Sheila Atim attire l’attention, ce n’est pas parce qu’elle enchaîne les rôles, mais parce qu’elle apparaît dans des projets qui comptent. Elle fait partie de cette nouvelle génération d’actrices afro-descendantes qui passent du théâtre britannique à des productions internationales sans changer de registre. Son nom circule aujourd’hui dans l’industrie, notamment pour des séries et des films en développement, même si peu de projets ont encore été officiellement annoncés.
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