Le 26 juin 2026, Paris accueillera le défilé final de la 6e édition d’Africa Fashion Up, programme fondé par Valérie Ka. Une édition de tous les records : 700 candidatures, 45 pays représentés, 23 membres de jury. ELLE Afrique francophone, média partenaire, y siège également.
Africa Fashion Up entre dans sa sixième année avec une donnée qui dit l’essentiel. Plus de 700 candidatures reçues, en provenance de 45 pays. Six ans après son lancement par Valérie Ka, ancienne top-modèle franco-ivoirienne et fondatrice de l’association Share Africa, le programme est devenu la rampe de lancement la plus structurée de la mode africaine contemporaine vers Paris.
L’édition 2026 se tient en collaboration avec le Musée du Quai Branly Jacques Chirac. Le défilé final est programmé le 26 juin, dans la dynamique de la Paris Fashion Week. Un choix de calendrier assumé par l’organisation : inscrire la mode africaine au cœur du système international, sans la cantonner aux marges du calendrier officiel.

Une 6e édition à l’échelle d’une industrie
En cinq éditions, Africa Fashion Up a accompagné plus de quarante créateurs venus de vingt-quatre pays africains. Le programme propose aux lauréats une semaine immersive à Paris : masterclasses, awakening sessions, rencontres exclusives avec les acteurs de l’industrie, visites encadrées chez les partenaires historiques. Balenciaga, HEC Paris, les Galeries Lafayette et Istituto Marangoni demeurent au cœur du dispositif.
Deux catégories structurent la sélection 2026 : Fashion Young Leader, pour les talents émergents du continent et de la diaspora, et Best African Designer, ouverte aux créateurs déjà établis disposant d’une entreprise enregistrée et d’un réseau de revendeurs.
Le contexte économique justifie cette montée en gamme. Le marché de la mode africaine était évalué à 31 milliards de dollars en 2020 selon un rapport HEC. L’UNESCO estime que les exportations du secteur représentent aujourd’hui 15,5 milliards de dollars par an et pourraient tripler dans la décennie à venir, à condition que les créateurs accèdent à un écosystème structuré.
Un jury au sommet de son écosystème
Vingt-trois personnalités composent le jury de cette édition. La liste, dévoilée par Africa Fashion Up, mêle figures historiques de la mode française, dirigeantes culturelles, journalistes, militantes et personnalités du luxe. Y siègent notamment Nathalie Dufour (fondatrice de l’ANDAM), Vanessa Moungar, Elizabeth Tchoungui, Julie Gayet, Aïssa Maïga, Clarisse Reille (directrice générale du DEFI), Anne Desmarest de Jotemps, Galia Loupan-Richard, Ann Caroline Prazan, Sophie de Boysson, Alexane Spieser, Touhfa Rahali-Tellier, Malaika Bigirumwami, Valérie Ka elle-même et plusieurs figures de la mode, du leadership et de cet écosystème complexe.
ELLE Afrique francophone y est représentée par sa CEO & Publisher, Frédérique Nanan, qui a confirmé sa participation en début d’année. Dans une publication récente sur LinkedIn, elle résumait la conviction qui sous-tend sa présence : « La mode africaine n’a plus à plaider sa légitimité. Elle construit désormais ses propres standards, ses propres circuits, sa souveraineté culturelle et commerciale. »
Cette position éditoriale, ELLE Afrique francophone la porte depuis sa couverture inaugurale Naomi Campbell, signée Chanel, en février 2026. Couvrir Africa Fashion Up en tant que média partenaire prolonge cette ligne : voir, défendre, structurer et amplifier les talents qui façonneront la prochaine décennie de la création africaine.

Le 26 juin, ce qui se joue
Cinq créateurs ont été retenus à l’issue d’une sélection annoncée début mai. Ils intègrent le programme d’accompagnement avant le défilé final. Le 26 juin, ils présenteront leurs collections devant un public d’acheteurs internationaux, de directeurs de maisons, de journalistes mode et de personnalités culturelles. Plusieurs prix seront remis à cette occasion, dont le Best Designer Africa Award et le Women’s Entrepreneurship Award, conformément à l’architecture désormais établie du programme.
En parallèle, le pop-up Africa Now sera de retour aux Galeries Lafayette Haussmann, sous la coupole, pour donner aux créateurs accompagnés une vitrine commerciale physique de plusieurs semaines à Paris.
Ce que cette édition signale
La trajectoire d’Africa Fashion Up traduit un déplacement de fond. Pendant des décennies, l’Afrique a alimenté l’industrie mondiale de la mode en inspirations, en motifs et en savoir-faire sans contrepartie économique structurée. Les programmes de cette envergure rééquilibrent l’équation, créateur par créateur, contrat par contrat.
L’édition 2026 n’est plus celle d’un concours. C’est celle d’une plateforme dont les lauréats successifs construisent désormais des marques internationales pérennes, parfois primées par d’autres dispositifs (Iamisigo, lauréat 2026 du Prix LVMH, en est l’illustration la plus récente).
Rendez-vous le 26 juin à Paris. ELLE Afrique francophone y sera.