Dans la série a succès de Netflix Survival of the thickest, la mode est le fer de lance de la série. Au centre de cette réussite stylistique se trouve Keia Bounds, une cheffe coutumière qui ne s’est pas contentée d’habiller une héroïne mais l’a transformée. Là où la plupart des productions se tournent vers les grandes maisons de luxe, Keia Bounds a fait un choix radical pour Survival of the Thickest : transformer le plateau de tournage en une galerie d’exposition pour les talents issus de la diversité.
Une carrière forgée par la passion et l’authenticité
Keia Bounds n’est pas une novice dans l’industrie audiovisuelle. Avec un parcours s’étendant du design de mode au stylisme puis à la direction artistique de costumes, elle a su développer un œil aiguisé pour raconter des histoires à travers les vêtements.
Dans Survival of the Thickest, qui suit les péripéties de Mavis Beaumont une styliste grande taille nouvellement célibataire qui tente de reconstruire sa vie et sa carrière à New York, Keia Bounds a trouvé un projet en parfaite adéquation avec ses valeurs.
Pour Mavis Beaumont, incarnée par Michelle Buteau, le vêtement ne pouvait pas être anodin. Keia Bounds a ainsi sélectionné des griffes emblématiques de Hanifa à Brandon Blackwood pour composer une garde-robe qui refuse la neutralité et célèbre l’audace.

Célébrer la diversité des corps et le talent des créateurs Black-Owned
Au fil des épisodes, Keia met en avant des créations signées Hanifa, Brandon Blackwood, BruceGlen… Chaque silhouette raconte quelque chose : des coupes audacieuses, des couleurs vibrantes et des pièces fortes qui accompagnent l’évolution des personnes tout en reflétant leur personnalité Ce choix s’inscrit dans l’univers de la série qui valorise la diversité des identités et des parcours. Les vêtements deviennent alors bien plus qu’un simple élément de style : ils traduisent la confiance de l’héroïne, son évolution personnelle e son affirmation dans les sphères de la mode et de création. Cette démarche dépasse le simple placement de marques, elle contribue à inscrire durablement les créateurs noirs dans l’imaginaire de la pop culture.
« Je trouve cela important, d’autant plus qu’en tant que créatrice noire, je suis consciente du manque de représentation dont nous souffrons parfois et de l’absence d’accès à ce type de plateforme. C’est tout simplement la chose à faire », a déclaré Bounds.
Article rédigé par Eunice Lebek
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